Dans le cœur d’une étoile à neutrons : hypérons, pions, kaons…
Une étoile à neutrons ressemble un peu à un noyau atomique géant, qui ferait environ 20 km de diamètre pour une masse égale à deux fois celle du soleil. Il s’agit du résidu d’une étoile massive ayant explosé en supernova, mais n’ayant pas eu assez de masse pour finir en trou noir. Leur densité extrême est associée à une pression, une température, un magnétisme et un champ gravitationnel hors normes. La structure de ces objets, aujourd’hui largement admise par les spécialistes, est représentée par une sphère comportant en surface une croûte d’environ 1 km d’épaisseur, constituée de noyaux d’atomes exotiques possédant un grand nombre de neutrons, et arrangés sous forme de réseau cristallin, le tout baignant dans une mer d’électrons. A la surface de cette croûte se trouvent exclusivement des noyaux de fer, puis au fur et à mesure que l’on s’enfonce dans la croûte, ce sont tous les types de noyaux d’atomes plus lourds les uns que les autres que nous rencontrons, arborant de plus en plus de neutrons, donc des isotopes hautement radioactifs car instables.
A partir de quelques centaines de mètres de profondeur, des neutrons s’échappent des noyaux et forment un liquide neutronique qui s’épanche dans le réseau de noyaux lourds riche en neutrons.
Un peu plus profondément, à la base de la croûte nucléaire, les noyaux fusionnent complètement pour former un pur fluide nucléaire constitué en grande partie de neutrons, mais pas uniquement ! Il subsiste quelques protons et quelques électrons. On estime que ce fluide contient 1 proton pour 20 neutrons. La pression y est d’environ 200 000 milliards de fois celle de l’eau.
Encore plus en profondeur, la pression augmente toujours, les énergies de Fermi des neutrons et des protons deviennent si élevées que des particules exotiques peuvent apparaître, comme des mésons et des hypérons. Au niveau du cœur des étoiles à neutrons, on estime probable que le fluide se décompose en quarks up et down et en gluons, les briques des neutrons et des protons.
Aux températures monstrueuses existant à l’intérieur des étoiles à neutrons, de l’ordre de 100 millions de degrés, les neutrons peuvent se coupler en paires et former un liquide quantique superfluide, tout à fait similaire à ce que l’on connaît en laboratoire à très basse température.
A proximité de la croûte nucléaire, les paires de neutrons se comportent exactement comme des paires d’électrons dans un matériau supraconducteur, et peuvent s’associer en paires de Cooper.
A pression plus élevée, encore plus profondément, une interaction répulsive pourrait conduire les paires de neutrons à se comporter alors exactement comme de l’hélium 3 superfluide. De leur côté, les protons aussi se comportent comme un fluide supraconducteur en s’associant par paires.
Ainsi aux différentes profondeurs d’une étoile à neutrons, coexistent plusieurs fluides nucléaires aux propriétés supraconductrices ou superfluides, qui peuvent s’interpénétrer et qui s’écoulent sans aucune viscosité.
Quelques repères pour la bonne compréhension de l’œuvre :
Les anti particules sont de même couleur que les particules, mais surmontées d’un trait horizontal.
L’électron-volt : il est utilisé notamment en physique des particules pour exprimer les niveaux d’énergie rencontrés dans les accélérateurs de particules, par exemple :
1 MeV = 10 puissance 6 eV ou 1 000 000 eV
LES QUARKS :
quark up ou « u » : petite bille en colori rouge
quark down ou « d » : petite bille en colori vert
quark strange ou « s » : boule en colori rose
quark charmé ou « c » : boule en colori orange
quark bottom ou « b » : boule en colori jaune
électron ou « e » : petite bille bleue ou bleu marine
neutrino électronique ou « ve » : petite bille en colori rose
les neutrinos qui s’échappent vers l’extérieur sont symbolisés en une ligne droite rose avec au bout la petite bille rose.
LES MESONS composés de deux quarks, avec parmi eux :
pion+ : un quark up et un quark anti down
pion- : un quark anti up et un quark down
pion° : un quark up et un quark anti up ou un quark down et un quark anti down
kaon+ : un quark anti strange et un quark up
kaon- : un quark strange et un quark anti up
Phi : un quark strange et un quark anti strange
LES BARYONS composés de trois quarks, avec parmi eux :
proton : deux quarks up et un quark down, charge +1, masse 938,3 MeV
neutron : un quark up et deux quarks down, charge 0, masse 939,6 MeV
Les Hypérons :
Delta+ : deux quark up et un quark down, charge +1, masse 1232 MeV
Delta – : trois quarks down, charge -1, masse 1232 MeV
Delta° : un quark up et deux quarks down, charge 0, masse 1232 MeV
Lambda° : un quark up un quark down et un quark strange, charge 0 , masse 1115,7 MeV
Lambda+c : un quark up un quark down et un quark charmé, charge +1, masse 2284,9 MeV
Lambda°b : un quark up un quark down et un quark « b », charge 0, masse 5624 MeV
Sigma+ : deux quarks up et un quark strange, charge +1, masse 1189,4 MeV
Sigma° : un quark up un quark down et un quark strange, charge 0, masse 1192,6 MeV
Sigma- : deux quarks down et un quark strange, charge -1, masse 1197,4 MeV
Xi° : un quark up et deux quarks strange, charge 0, masse 1314,8 MeV
Xi- : un quark down et deux quarks strange, charge -1, masse 1321,30 MeV
Xi°c : un quark down un quark strange et un quark charmé, charge 0, masse 2471,8 MeV
Xi+c : un quark up un quark strange et un quark charmé, charge +1, masse 2466,3 MeV
Oméga- : trois quarks strange, charge -1, masse 1672,4 MeV
Voyons maintenant sur la toile : nous nous sommes enfoncés de plusieurs kilomètres à l’intérieur de l’étoile à neutrons, et au bord de l’oeuvre nous nous approchons de son cœur.
EN BAS A GAUCHE :
dans l’angle sur fond gris apparaît un fluide d’hypérons Delta° composé, pour chaque hypéron, de deux quarks down en billes vertes et d’un quark up en bille rouge. Au dessus en allant vers l’intérieur de la toile, un neutron (2 quarks down en billes vertes et un quark up en bille rouge) se transforme au bout de la flèche jaune sur fond bleu, en un proton (2 quarks up en billes rouges et un quark down en bille verte) ainsi qu’en un électron (bille bleu marine) et en un anti neutrino électronique (bille rose). De part et d’autre toujours sur fond bleu, apparaissent des fluides de pions+ (quark up en bille rouge et quark anti down en bille verte), de pions° (quark up et quark anti up en billes rouges) et de neutrons.
Tout au bord de l’œuvre en bas à gauche sur fond bleu est notée la mention « fluides nucléaires » : ce sont des fluides de protons notés « p ». Au dessus sur fond bleu foncé nous arrivons devant un fluide de neutrons (2 quarks down en billes vertes et un quark up en bille rouge) : ils se sont associés en paires de Cooper et tournent entre les lignes jaunes.
Un peu plus haut toujours en remontant sur le bord gauche et sur fond gris, nous apercevons la désintégration d’un proton et de son électron en un neutron et en un neutrino électronique au bout de la flèche jaune. Juste au dessus deux neutrinos, en lignes droites roses avec au bout une petite bille rose, s’enfuient vers l’extérieur.
Encore au dessus nous voici devant un Xi+ charmé : c’est un hypéron composé d’un quark up en bille rouge, d’un quark strange en boule rose et d’un quark charmé en boule orangé, ils tournent le long des lignes courbes jaunes.
Nous remontons toujours sur le bord gauche et sur fond bleu roi où d’autres hypérons Xi+ charmés tournent également en fluide nucléaire ; deux neutrinos s’enfuient vers l’extérieur, nous arrivons sur le fond bleu clair où, entre les lignes droites jaunes, un proton (2 quarks up en billes rouges et un quark down en bille verte) ainsi que son électron en bille bleu marine, se désintègre au bout de la flèche jaune, en un neutron (un quark up en bille rouge et 2 quarks down en billes vertes) ainsi qu’en un neutrino électronique en bille rose. Au dessus apparaît à nouveau un fluide de protons, entre lesquels deux neutrinos s’enfuient vers l’extérieur en deux lignes droites roses.
EN HAUT A GAUCHE :
Toujours sur le bord gauche et en haut sur fond bleu turquoise, nous croisons un fluide de pions- : chacun est composé d’un quark anti up et d’un quark down et ils tournent autour de la ligne courbe jaune, au dessus un neutrino traverse. Un peu plus haut, tout au bord de l’oeuvre, un proton et son électron, entre les lignes droites jaunes, se désintègrent au bout de la flèche jaune, en un neutron et en un neutrino électronique ; un peu plus haut d’autres neutrinos s’échappent vers l’extérieur entre neutrons, protons et pions+.
Nous voici en haut sur le bord gauche où figure la mention « fluides nucléaires » ; on aperçoit sur fond gris un fluide de neutrons noté « n » ; deux neutrinos s’enfuient au dessus entre des pions°. Ces derniers sont composés soit de quarks up et anti up en billes rouges, soit de quarks down et anti down en billes vertes.
Tout en haut à gauche dans l’angle et sur fond bleu foncé, un fluide de protons noté « p » suit la ligne courbe jaune. Juste au dessus c’est un autre fluide de kaons+ noté « K+ », qui s’étale entre les courbes jaunes ; chaque kaon+ est composé d’un anti quark strange en boule rose et d’un quark up en bille rouge. Au bord de la ligne jaune en haut apparaissent deux atomes d’hélium 4 (deux protons en billes rouges et deux neutrons en billes vertes). Tout en haut sur fond turquoise, à droite de l’angle gauche, trois neutrons apparaissent, ils proviennent d’un autre fluide nucléaire.
Nous sommes tout en haut à gauche sur le fond bleu marine. Entre les lignes droites jaunes, c’est un neutron, au bout de la flèche jaune, qui se désintègre en un proton. Il reste en effet quelques protons dans une étoile à neutrons. La formule « p + e + ve » soit proton + électron + anti neutrino électronique, est mentionnée. Juste dessous est indiquée une autre formule, où un noyau X comprend des nucléons A, et pour certains des protons Z, comme c’est le cas de l’hélium 4 juste au dessus à gauche. Dans la formule A/Z-1, c’est un neutron qui va se transformer en proton A/Z X : il y a donc un proton, accompagné de son électron et d’un anti neutrino.
Tournons tout en haut, toujours à gauche et en nous dirigeant vers la droite : sur fond bleu roi nous croisons un fluide nucléaire de protons noté « p », puis à droite sur fond bleu marine et entre les lignes droites jaunes apparaît un neutron. Nous continuons tout en haut de l’oeuvre et croisons des neutrons sur fond gris, puis sur fond bleu roi tandis que des neutrinos s’échappent en traits roses.
A DROITE EN HAUT :
Nous arrivons sur la droite en haut de l’oeuvre, sur fond bleu marine entre les lignes droites jaunes nous apercevons un neutron, puis en suivant la ligne courbe jaune, apparaît un fluide de neutrons.
Juste avant d’arriver dans l’angle à droite et en haut, nous voici devant un atome d’hélium 4 noté « he » (deux protons en billes rouges et deux neutrons en billes vertes), un neutrino en ligne droite rose s’enfuie à côté vers l’extérieur, il est entouré de protons et de neutrons ainsi que de quarks libres up et down. Tout en haut au bord de l’oeuvre et à droite un proton et son électron se désintègrent, entre les lignes droites jaunes, en un neutron au bout de la flèche jaune. Juste dessous apparaît à nouveau la formule A/Z X + e- qui donne A/Z-1 X + ve : cette fois ci, un proton du noyau se transforme en neutron, le noyau a donc un proton de moins. Cette réaction peut par exemple se produire au sein de l’hélium 4 figurant au dessus à droite.
Continuons tout en haut de l’oeuvre en arrivant dans l’angle droit et sur fond bleu marine, nous croisons un fluide d’hypérons Lambda°, composés pour chacun d’eux, d’un quark up e n bille rouge d’un quark down en bille verte et d’un quark strange en boule rose.
Toujours en haut dans l’angle droit et sur fond bleu sombre, s’écoule un fluide nucléaire de protons noté « p », ainsi que quelques kaons° notés « K° », avec quark anti strange en boule rose et quark down en bille verte.
Redescendons sur la droite et sur fond gris : nous sommes au delà de la double bande jaune qui délimite le cœur de l’étoile à neutrons. Un fluide de protons tourne le long de la ligne courbe jaune, un neutrino rose s’échappe ; tout au bord à droite est notée la mention « fluides nucléaires ». Juste dessous sur fond bleu marine apparaît à nouveau la désintégration d’un proton en neutron entre les deux lignes droites jaunes ; on aperçoit dessous un fluide de neutrons, et un peu plus bas un fluide de protons entre lesquels s’échappent des neutrinos en lignes roses.
Continuons à descendre à droite et sur fond bleu clair, nous observons un fluide de kaons-, composés pour chacun d’eux d’un quark strange en boule rose et d’un quark anti up en bille rouge, qui tourne entre les lignes courbes jaunes. Juste dessous au bord à droite c’est un fluide de pions+ qui s’écoule autour de la ligne courbe jaune, avec pour chaque pion+ un quark up en bille rouge et un quark anti down en bille verte.
Nous descendons maintenant sur fond bleu roi : des neutrinos roses s’enfuient, puis entre les lignes droites jaunes, un neutron tout au bord de l’oeuvre se transforme en un proton au bout de la flèche jaune. Dessous tourne un autre fluide nucléaire de pions°, chacun d’eux est composé d’un quark up et d’un quark anti up (deux billes rouges).
Toujours sur le bord droit, nous nous approchons du bas de l’oeuvre. Sur fond bleu sombre tourne un fluide d’hypérons Sigma° : chacun d’eux est composé d’un quark up en bille rouge, d’un quark down en bille verte et d’un quark strange en boule rose. Juste dessous nous voici devant un fluide d’hypérons Lambda°, composés des mêmes quarks que le Sigma°.
Toujours à droite presque en bas de l’oeuvre sur fond bleu clair et entre les lignes droites jaunes, un proton et son électron se transforment en un neutron et un neutrino électronique notés « n + ve ». Dessous tourne un fluide de protons noté « p » sur fond bleu ciel et bleu roi.
A DROITE EN BAS :
Sur fond gris nous voici devant un fluide de neutrons, ainsi que des pions-. A nouveau entre les lignes droites jaunes, un proton et son électron se désintègrent au bout de la flèche jaune en un neutron et neutrino électronique. Tout en bas à droite dans l’angle et sur fond bleu sombre, c’est un fluide d’hypérons Sigma+ qui tourne entre les lignes courbes jaunes : chaque hypéron Sigma+ est composé de deux quarks up en billes rouges et d’un quark strange en boule rose.
Tout en bas de l’oeuvre nous tournons à droite et en nous dirigeant vers la gauche sur fond bleu roi : nous croisons un fluide de neutrons ainsi que des neutrinos en lignes droites roses. Dessous ce sont des pions+ et des pions- qui apparaissent. Continuons à tourner, entre les lignes droites jaunes, un neutron se transforme en proton.
EN BAS VERS LA GAUCHE :
En nous dirigeant à nouveau vers la gauche tout en bas, un fluide de protons tourne sur fond gris et bleu marine. Un neutron apparaît, puis un autre sur fond bleu marine.
Toujours en bas à gauche et sur fond gris à nouveau un neutron se transforme en proton entre les lignes droites jaunes, des pions+ tournent le long de la ligne courbe jaune.
Nous voici à gauche sur fond bleu roi : des neutrons tournent ainsi que des pions°.
DANS LE COEUR DE L’ETOILE A NEUTRONS :
Nous allons maintenant pénétrer dans le cœur de l’étoile à neutrons, à l’intérieur du cercle délimité par la première double bordure en lignes jaunes.
EN BAS A GAUCHE DANS LE PREMIER CERCLE INTERIEUR :
Sur fond bleu à l’intérieur de la double bordure jaune et en bas à gauche, un neutron entre les lignes droites jaunes se transforme en proton. Au dessus en remontant à gauche sur fond gris, nous croisons des kaons+ notés « K+ » et des neutrons notés « n ». Plus haut c’est un proton et son électron qui produisent un neutron et un neutrino électronique, au dessus sur fond bleu entre les lignes droites jaunes apparaît la même réaction.
De plus en plus de protons sont convertis en neutrons, mais de temps en temps un neutron est transformé en proton comme celui figurant au dessus sur fond gris entre les lignes droites jaunes.
EN HAUT A GAUCHE DANS LE PREMIER CERCLE INTERIEUR :
Toujours à l’intérieur de la première double bordure jaune délimitant une partie du cœur de l’étoile à neutrons, nous sommes en haut à gauche sur fond bleu marine où traversent des neutrinos et des neutrons. En tournant au dessus sur fond bleu foncé et entre les lignes droites jaunes, un proton à nouveau est converti en neutron.
Continuons à tourner en direction de la droite sur fond gris, nous croisons un neutron et quelques pions-, puis sur fond bleu, des pions+ tournent autour des lignes jaunes.
En haut du cercle et sur fond gris, c’est un neutron qui est converti en proton entre les lignes droites jaunes. Toujours en tournant sur la droite et en haut sur fond bleu marine apparaissent neutrons et neutrinos, et juste dessous figure la mention « p + e + ve ».
Toujours en haut et en arrivant vers la droite sur fond bleu roi, tourne un fluide de pions+, un proton est converti en neutron entre les lignes droites jaunes.
EN HAUT A DROITE DANS LE PREMIER CERCLE INTERIEUR :
Plus à droite sur fond gris, nous apercevons des pions- et des neutrinos. En redescendant sur la droite et sur fond bleu marine, un proton est converti en neutron entre les lignes droites jaunes. Puis sur fond gris un fluide de pions- tourne entre les lignes courbes jaunes, des neutrinos s’échappent.
Sur fond bleu marine, c’est un neutron qui est converti en proton. Continuons à redescendre à droite : sur fond bleu roi c’est un fluide de pions+ qui tourne, deux neutrinos s’enfuient.
Dessous sur fond bleu marine, un proton est converti en neutron entre les lignes droites jaunes. Plus bas sur fond gris, nous croisons un fluide de pions-, juste dessous sur fond bleu sombre tournent trois kaons-, entre les lignes droites jaunes à nouveau un proton est transformé en neutron. Plus bas sur fond bleu roi, nous croisons un fluide de neutrons, et dessous sur fond bleu marine, un fluide de pions- ; à nouveau figure la conversion d’un proton en neutron entre les lignes droites jaunes.
EN BAS A DROITE DA NS LE PREMIER CERCLE INTERIEUR :
Nous arrivons en bas à droite toujours dans le cercle à l’intérieur de la première double bordure jaune. Sur fond bleu roi tourne un fluide de pions+, et dessous sur fond bleu marine ce sont des kaons- qui tournent, puis un neutron est converti en proton entre les lignes droites jaunes.
Nous voici en bas à droite : sur fond gris apparaît un fluide de pions- entre les lignes courbes jaunes. Nous tournons en bas sur fond bleu sombre en nous dirigeant vers la gauche : nous croisons des pions+ et, entre les lignes droites jaunes, un proton est converti en neutron.
Continuons à tourner en bas sur fond bleu roi : nous voici devant un fluide de kaons- entre les lignes courbes jaunes. Nous croisons maintenant sur fond bleu marine des pions+, puis un proton est transformé en neutron entre les lignes droites jaunes.
Tout en bas et toujours en nous dirigeant à gauche, nous voici devant un fluide de neutrons noté « n » sur fond bleu roi, deux neutrinos s’échappent.
Nous arrivons en bas à gauche et sur fond gris : un neutrino passe, un proton est converti en neutron. A gauche sur fond bleu marine, tourne un fluide de neutrons noté « n », un neutrino s’échappe.
Nous venons juste de « boucler » ce premier cercle : pénétrons maintenant encore plus profondément dans le cœur de l’étoile à neutrons, à l’intérieur de la deuxième double bordure jaune.
« Etoiles à neutrons, structure » :
A très haute densité, le potentiel chimique des neutrons peut conduire par exemple à l’apparition d’hypérons Lambda et Sigma.
Les régions centrales d’une étoile à neutrons pourraient contenir un condensat de Bose-Einsten de pions ou de kaons. La matière au cœur d’une étoile à neutrons pourrait également conduire à une soupe de gluons et de quarks up down et strange, déconfinés.
CERCLE A L’INTERIEUR DE LA DEUXIEME DOUBLE BORDURE JAUNE :
Voyons sur l’oeuvre dans le cercle interne : nous sommes en bas et à gauche sur fond bleu roi, entre les lignes droites jaunes, un hypéron Delta-, composé de trois quarks down en billes vertes, se désintègre en un pion- et en un neutron ; de part et d’autre, nous croisons des pions+ et des pions- ainsi que quelques quarks strange solitaires.
Nous remontons à gauche sur fond gris où nous apercevons des kaons- . Juste au dessus un hypéron Xi°, composé d’un quark up en bille rouge et de deux quarks strange en boules roses, se transforme en un autre hypéron Lambda°, composé d’un quark up en bille rouge d’un quark down en bille verte et d’un quark strange en boule rose, ainsi qu’en un pion° comprenant en deux billes vertes un quark down et un quark anti down. Au dessus tourne un fluide de kaons+, avec pour chacun d’eux un quark up en bille rouge et un quark anti strange en boule rose.
CERCLE INTERIEUR EN HAUT A GAUCHE :
Nous arrivons en haut à gauche sur fond bleu roi, des pions+ tournent, puis nous voici entre les lignes droites jaunes : là, un hypéron Sigma-, composé de deux quarks down en billes vertes et d’un quark strange en boule rose, se désintègre en un pion- et en un neutron. Des hypérons Delta-, composés pour chacun d’eux de trois quarks down en billes vertes, tournent autour de la ligne courbe. Au dessus sur fond bleu marine c’est un fluide de pions- qui apparaît, et juste au dessus nous croisons un hypéron Lambda+ charmé, composé d’un quar up en bille rouge d’un quark down en bille verte et d’un quark charmé en boule orange.
Continuons à tourner dans le cercle intérieur en nous dirigeant vers la droite sous la deuxième double bordure jaune : nous sommes en haut sur fond gris ou apparaît un fluide de mésons Phi, composés pour chacun d’eux d’un quark strange et d’un quark anti strange en boules roses. Entre les lignes droites jaunes, c’est un hypéron Xi° qui se désintègre en un Lambda° et en un pion°. Toujours sur fond gris et à droite tourne un fluide d’hypérons Lambda+ charmés ainsi que des pions-.
CERCLE INTERNE EN HAUT A DROITE :
Tournons en haut à droite toujours à l’intérieur de la deuxième double bordure jaune, on aperçoit deux Delta+ charmés ainsi que des pions+. Nous arrivons sur fond bleu roi entre les lignes jaunes : un hypéron Sigma+ se désintègre en un pion+ et en un neutron. Juste dessous tourne un fluide de neutrons noté « n ».
Dessous et sur un autre fond bleu roi tourne un fluide de pions° ; puis, entre les lignes droites jaunes, un hypéron Delta°, composé d’un quark up et de deux quarks down, se désintègre au bout de la flèche jaune en un neutron et en un pion°. Dessous apparaît un hypéron Lambda°b composé d’un quark up en bille rouge d’un quark down en bille verte et d’un quark b en boule jaune ; à côté tourne un fluide de pions+.
Continuons à descendre à droite sur fond gris, après avoir croisé quelques pions+, nous voici entre les lignes droites jaunes : là, un hypéron Xi-, composé d’un quark down en bille verte et de deux quarks strange en boules roses, se désintègre en un hypéron Lambda°, composé de quarks u d et s, ainsi qu’en un pion-. Juste dessous tournent des kaons+ et des pions-, puis quelques quarks strange solitaires.
CERCLE INTERNE EN BAS A DROITE :
Nous tournons en bas du cercle interne à droite et sur fond bleu roi : entre les lignes droites jaunes, un hypéron Oméga- , composé de trois quarks strange en boules roses, se désintègre au bout de la flèche jaune en un hypéron Lambda° (quark up, down et strange) ainsi qu’en un kaon- ; à côté sur la gauche tourne un fluide de kaons-, chacun d’eux est composé d’un quark anti up en bille rouge et d’un quark strange en boule rose.
Nous voici sur fond gris, à l’intérieur duquel tourne un fluide de pions+, nous arrivons entre les lignes droites jaunes à l’intérieur desquelles un hypéron Delta+ (2 quarks up et un quark down) se désintègre en un pion+ et en un neutron.
Nous arrivons dans le cercle interne sur la gauche et sur fond bleu marine : un fluide de neutrons noté « n » tourne, et un proton noté « p » est transformé en neutron.
Voilà « la boucle » de ce cercle interne terminée.
Nous sommes maintenant au centre de la toile à l’intérieur du petit motif en forme florale où évoluent des pions° des pions- des pions+ ainsi que des kaons- et des quarks libres. Cette région centrale, extrêmement dense et à l’image du cercle interne que nous venons de parcourir, pourrait contenir des quarks libres ainsi que des condensats de mésons.
Les modèles restent encore très spéculatifs, mais les calculs des physiciens s’affinent au fil des observations, et nous permettent d’imaginer, avec de plus en plus d’informations, « un voyage » au cœur d’une étoile à neutrons.

